• Simon Gauthier

Validation de concept: l'art de poser les bonnes questions!

Pour que votre validation de concept contribue réellement à votre développement de produit, il est impératif que des tendances d’opinion claires se dessinent à la lecture des résultats. Comment?


La réponse courte: Forcez une décision avec des choix polarisés. Vous verrez ainsi de grands constats émerger et ceux-ci faciliteront vos prises de décision. Les zones grises sont à éviter : elles ne feront qu’alimenter inutilement les débats à l’interne!



Comment poser de bonnes questions dans un contexte de validation de concepts?





Gardez en tête qu’à cette étape, vous ne cherchez pas de résultats au pourcentage près. Vous souhaitez plutôt découvrir quelles tendances ou opinions se démarquent (que ce soit positivement et/ou négativement). La polarisation des opinions établira les bases des étapes suivantes de votre développement de produits, car vous saurez si les consommateurs sont favorables ou défavorables à vos idées.

Mais attention! Les répondants ont tendance à ne pas prendre de décision affirmée, préférant les choix plus neutres. Vous pouvez contourner cette problématique avec des questionnaires qui encouragent une prise de position. De cette façon, vous éliminez les réponses « moyennes » qui alimentent l'ambiguïté et qui vous ralentissent.

La polarisation des opinions établira les bases des étapes suivantes de votre développement de produits, car vous saurez si les consommateurs sont favorables ou défavorables à vos idées.

L’échelle de 1 à 10, est-ce une bonne idée ?

Avec une échelle de 1 à 10, les choix 6 et 7 sont souvent très populaires! C’est un problème de taille car ce genre de résultats entraîne une certaine confusion dans leur interprétation. Alors, que faire? Certaines échelles permettent de mieux polariser les choix et de forcer les consommateurs à formuler une opinion plus affirmée.

– Échelle à 4 choix (aucun choix neutre au milieu) – Choix entre 2 concepts – Sélection des 3 meilleurs concepts


L’exemple ci-dessous illustre bien ce concept. Un client souhaite savoir si les gens considèrent son produit ergonomique. Il utilise deux formulations de question différentes :



#1

Cet article est ergonomique (4 choix de réponses : totalement en désaccord, en désaccord, en accord, totalement en accord). Cette formulation exige une prise de position, car elle exclut toute réponse neutre. À la lecture des résultats, il y a automatiquement une tangente claire, soit vers le désaccord (désaccord faible ou prononcé), ou vers l’accord (faible ou prononcé).

#2

Sur une note de 1 à 10, 10 étant le meilleur score, à quel point cet article vous semble-t-il ergonomique? (10 choix de réponses : 1 à 10). Avec cette formulation, il est fort possible que l’entreprise réalise que la moyenne des résultats se trouve dans une zone grise très difficile à interpréter.


L’échelle de 1 à 10, à éviter en tout temps ?

Tout est question de contexte, car il peut s’avérer utile d’utiliser une échelle de 1 à 10. Par exemple, elle est peu appropriée pour une validation de concepts au stade initial de développement (« early market validation »), mais elle est largement utilisée lorsqu’une précision est nécessaire, notamment lorsque l’on teste une intention d’achat.


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N’hésitez pas à faire appel à nos services d’accompagnement. Notre équipe vous conseillera afin que vous puissiez retirer des informations claires et déterminantes pour votre processus de développement de produit



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